"Enfin ! Cet été, nous sommes parvenus au terme de trois ans de préparation pour décoller de l'aéroport de Orly direction Yaoundé (Cameroun) !
Nous avons d'abord été accueillis par Denise Toublant à Yaoundé, la capitale où nous sommes restés deux jours afin de nous acclimater. Le 15 juillet au soir, nous embarquons pour quatorze heures de train direction N'Gaoundéré, dans la partie Nord du pays. Nous nous séparons en deux groupes distincts répartis sur deux lieux : l'école des vacances à Gada-Mabanga et le centre Yves Plumey à Marza.
A l'école des vacances, nous avons animé différentes activités auprès d'enfants de 3 à 14 ans, telle fabrication de balles de jonglage (et donc jonglage), chants, découpages, théâtre, poterie, etc. Tandis qu'à Marza, le principal but était de s'insérer dans la vie quotidienne du centre pour mieux se rendre compte de la réalité de ceux qui y vivent (et en vivent). Ceci nous a permis de réaliser un film sur ce qui y est fait. Il faut savoir que ce centre regroupe un orphelinat, une exploitation agricole, un dispensaire et un centre de rééducation. Ces dix jours étaient tous riches d'expériences différentes, à tel point que nous avions réellement l'impression de vivre trois jours en un. C'était impressionnant, un peu déroutant tout de même...
Puis, nous avons rejoint Garoua par le car. Au bout de quatre heures de trajet, la chaleur étouffante nous a accueillis à la gare routière. Au programme, visite de l'hôpital, de la prison, de l'alliance franco-camerounaise, rencontre avec beaucoup de jeunes du pays issus de différents milieux sociaux, aide à l'animation d'une journée au camp de l'amitié regroupant environ 500 enfants.
Parce que nous ne faisons pas un voyage touristique, nous sommes allés voir le Cameroun sur lequel nous aurions peut être préféré fermer les yeux. En effet, la visite de l'hôpital et de la prison nous ont fait découvrir une misère que nous n'avions pas encore vue, à 15 par chambres où on pouvait voir l'humidité suinter sur les murs et une colonie de fourmis qui se promènent. Si personne n'apporte à manger à un malade, il ne sera pas nourrit. Il n'y a aucune prise en charge de la part de l'hôpital, donc de l'état.
Mais les sourires des enfants, le courage de ceux qui souhaitent faire bouger les choses, leurs actions, le sens de l'accueil qu'on nous a témoigné nous a vraiment fait chaud au c½ur. Nous avons eu l'occasion de rencontrer des gens extraordinaires qui nous ont fait découvrir le plus beau visage du Cameroun ! Merci à eux.
Les Camerounettes "



